• Ce guide du turf est le fruit d’une longue réflexion commencée il y a 13 ans, alors que je découvrais avec intérêt cette passion française que sont les courses hippiques. Doté d’un cœur propice au foisonnement des émotions les plus fortes, j’entamai avec assurance une marche lente et tumultueuse vers les temples équestres sans vraiment savoir quel en serait le prix. L’esprit vif et le regard affûté de mes 17 ans me firent goûter à la sève du jeu; amère et sucrée à la fois.
  • C’est en contemplant la beauté de ces cracks, sculptés dans le granite que les courses devinrent une passion enivrante, m'invitant à stopper l’infâme torpeur du présent et le gouffre de l’ennui. Vincennes était devenu ma maison, mon refuge. Je vibrais à la vue d’Abo Volo, terrassant ses adversaires lors du prix d’Amérique. Je m’enflammais lorsque Dream with me remportait pour la deuxième fois consécutive le prix du Cornulier, se payant même le luxe de rendre l’hippodrome à tous ses adversaires. Quittant Vincennes pour Longchamps, j’assistai médusé à la victoire d’Hélissio et de Peintre célèbre le jour de l’Arc. Jours béni des grandes épreuves autour desquelles français et anglais se battaient en duel pour la gloire. Puis je continuai ma route, en passant par Auteuil, pour assister, béa d’admiration aux courses      d’Al Capone, enchaînant les victoires et demeurant presque invaincu durant toute sa carrière.
  • Le jeu n’était pas tout; il y avait aussi le sport et la joie de voir ces trotteurs, ces sauteurs et ces galopeurs remporter des courses dans un élan de générosité toujours renouvelé. Ainsi donc, je commençais à apprécier cet univers au centre duquel le cheval se posait en roi mais j’avais encore beaucoup à apprendre sur le jeu en lui-même… Et comme la plupart des turfistes débutants, j’appris d’abord à faire le papier, à améliorer chaque jour mes pronostics jusqu’à atteindre près de 80% de réussite au jeu simple placé. Malheureusement, tous les novices font des erreurs. La première étant la naïvité.
  • J’écoutai donc avec intérêt les conseils de turfistes soi-disant chevronnés, me proposant de jouer en martingale et je crus un moment que c’était la meilleure manière de rentabiliser ses mises. Avec 80% de réussite au jeu placé, les écarts ne seraient jamais trop importants. 12 mois sans défaite me permirent d’accumuler un très beau pécule mais lorsque l’écart de 5 pointa le bout de son nez, je compris alors la bêtise d’une telle gestion.
  • Un bon pronostic ne fait pas tout malheureusement, auquel cas tous les turfistes gagneraient de l’argent. Tenter de vivre de sa passion, avec le risque au bout de plusieurs mois de perdre 30% de ce que l’on a gagné en une seule journée, était loin de me convenir. Préférant donc arrêter un temps un jeu que je n’appréciais plus, je me mis à tenter de comprendre inlassablement ce qui permettrait au plus grand nombre d’entres nous, novices et amateurs de rationaliser notre passion en jouant avec sérieux et intelligence. C’est avec rigueur cette fois-ci que je repris le turf en inventant de nouveaux outils.


Une chose certaine est à retenir de cette expérience et je vous invite à lire attentivement ces derniers mots:


L’argent que vous investissez dans le turf doit être en rapport avec vos moyens personnels. Cela doit être impérativement une somme qui, si vous la perdez ne mettra pas en danger votre bien-être et ceux que vous aimez. Le mieux sera donc d’avoir un capital que vous vous autoriserez à perdre. Ainsi, grâce à ce guide, vous pourrez jouer sereinement avec des idées neuves et efficaces tout en maîtrisant pleinement votre budget.